vendredi 7 août 2015

Le pantalon d'impro



Commencé il y a fort fort longtemps, voire même jadis, ce pantalon cousu tout spécialement pour brûler les planches lors de nos cabarets et matchs d'impro a été terminé pile-poil après le dernier spectacle de la saison. 
Quel sens du timing, je m'impressionne moi-même.



J'ai utilisé le même patron Burda que le short du viking mélomane, puisque ce pantalon en était la toile. 
Je l'ai réalisé en lin souple : le brief du pantalon étant assez précis, il fallait qu'il puisse bouger pour ne pas entraver les mouvements de l'improvisateur (qui sont nombreux, les mouvements. C'est sportif, l'impro, pfiouuu...)
Les deux pinces au niveau du genoux sculptent un peu la jambe, c'est un détail intéressant. 


Dans le genre "détail moins intéressant", on a la fameuse double-surpiqûre dîte du "cul ciblé", que j'ai eu la bonne idée de coudre malgré mon intense scepticisme quant à son rendu.

Les autres surpiqûres font, par contre, de jolis détails au niveau des poches.
J'ai manqué de tissu pour achever la ceinture, qui est dans une espèce de coton-polyester étrange, mais confortable. Allez savoir pourquoi, j'ai cousu une taille dix fois trop large pour ce pantalon, alors que le short tombait impeccable (oui, ma toile n'était que pour les jambes... c'est malin !)


L'ajustement est fait, et le pantalon est prêt pour la prochaine saison d'impro !



 Pantalon d'impro

Tissu : Lin du marché de Talensac et chutes non-identifiées
Patron : Pantalon Cargo du Burda 129 (avril 2010), qu'on retrouve ici
Modif : reprendre la taille
Mercerie : boutons chinés, fermeture éclair non-identifiée



mardi 28 juillet 2015

Le pantalon "enfin".


Chacun sa quête.
Pour le roi Arthur, il s'agissait de trouver un vase, pour moi c'était de trouver un pantalon bien.
Pas parfait, pas incontournable : juste "bien", le genre de pantalon qui arrive à la fois à combler un trou béant dans ma garde-robe et que j'ai plaisir à mettre au quotidien.

J'ai donc cousu un Thurlow de Sewaholic.



Ça partait mal, pourtant.
J'avais cousu une version test, un short noir dans un tissu étrange qui décida subitement de fondre sous mon fer une fois le short achevé.
En même temps, tant mieux : je l'avais taillé beaucoup trop grand...


Après avoir tâché mon dernier pantalon mettable (oui, mes vêtements ont la vie dure, ahlala, que voulez-vous) (Que je les lave ?) (Non, je parle de tâche de peinture indélébile, bien sûr...), bref, après cette énième tâche, l'heure était venue de me faire un nouveau pantalon, et fissa.

J'ai donc repris mon patron Thurlow que j'avais pourtant rangé bien au fond de mon sac à patrons, en prenant cette fois la taille en dessous.


Bingo Binguette !
Je l'ai taillé dans un coton gris-bleu qui, miracle!, est assorti à au moins la moitié de mes hauts. C'est bien la première fois que ça arrive.
Le petit liberty qui vient souligner les détails vient de ma première virée à Bennytex !


Aucun souci avec les explications, il suffit de prendre son temps. Le montage des poches avant est original, mais tout s'emboîte parfaitement.

J'ai quand même repris la largeur des jambes. Sans vouloir un slim, je n'aime pas les pantalons trop flottants...


Le haut qui accompagne ici le Thurlow est le Macis de Christelle Beneytout. J'ai eu un vrai coup de cœur pour ce petit haut au large décolleté.
La réalisation a été plus que cahotique : c'est le dernier projet que j'ai cousu sur feu-ma surjetteuse, et elle m'en a fait bavé. Je n'ai d'ailleurs pas fini le bas...
Hélas, j'ai fait une tâche (oh, c'est surprenant dis-donc) sur ce haut le jour même de la photo.
Du cambouis, cette fois-ci...
Adieu Macis !

Je le referai dans un tissu avec un chouilla plus de tenue... et sur ma machine à coudre, na !




 Thurlow

Tissu : Coton de chez Myrtille, liberty de chez Bennytex
Patron : Thurlow de Sewaholic
Modif : affiner les jambes
Mercerie : bouton chiné.



vendredi 5 juin 2015

Sacatartawax


Un sac à tarte mérite-t-il qu'on lui consacre un article long comme le bras ?
Non.
Pas du tout.
Allons-y Alonso !


La fête des mères étant l'occasion sans cesse renouvelée d'offrir des cadeaux faits-main, je peux difficilement m'en tenir au collier de pâtes réglementaire.
Cette année, c'était donc le sac à tarte - joli.


Modèle vu et revu, je n'en avais pourtant jamais cousu, préférant transporter mes gâteaux sous des couches de papier alu s'envolant à la moindre brise, ou dans des sacs de courses à la fois trop grands et pas assez larges.
Maintenant que j'y pense, ce serait peut-être pas déconnant que je m'en couse un, tiens.



La marche à suivre vient de Creamel. La seule petite modification que j'apporte à ce tuto bien fait (malgré sa conjugaison surprenante : "cousons !") serait d'arrêter la dernière couture à 3cm du centre, voire 3,5cm. (Il s'agit de la couture des grands rabats : laisser moins d'écart sans points de couture ne crée pas une ouverture suffisante.)


Le tissu ! Qu'il est beau !
Ce sont deux wax venant d'une boutique nantaise spécialisée dans les tissus africains (ivoiriens ?) : l'Abobolaise, rue de Coulmiers. Belle collection, quelques Vlisco, à découvrir !
Et il m'en reste assez pour autre chose... mmh...

Tissu : wax de l'Abobolaise
Patron : le sac à tarte de Créamel
Modif : couture légèrement plus courte des derniers grands rabats
Mercerie : nada !

samedi 16 mai 2015

Lady Skater Ping


Ces derniers mois, j'ai voulu coudre tant de trucs. Et j'ai loupé des pantalons, brûlé des shorts au fer, tenté puis abandonné des manteaux, pas fini des chemises pour garçons.

Et puis il y eut un mariage, et c'en était fini de la rigolade : je devais me coudre une robe.

J'ai déjà une Lady Skater Dress dans ma penderie, que j'aime d'amour malgré ses manches trop courtes et son imprimé improbable. Étant donné le climat du moment - ombragé à pluvieux - et mon manque de temps -tiens, commençons une robe trois jours avant de la mettre-, c'était le patron qu'il me fallait pour cette nouvelle robe : simple, rapide, adaptable.
Cette fois, le challenge était de la réaliser à la machine à coudre entièrement, ma surjeteuse n'ayant pas trop apprécié mon dernier déménagement. 


J'ai donc découvert le point jersey de ma machine, qui, comme son nom l'indique, fait des coutures extensibles. Alleluïa, miracle, hosanna ! Me suis-je dit, dans un élan de piété couturistique.
Puis j'ai commencé ma couture en toute félicité, avant de...
ME FAIRE BOUFFER LE TISSU PAR CETTE *#ùK!!ɸíµ# DE MACHINE !!

Figurez-vous qu'il n'y a pas besoin de commencer la couture par un aller-retour, avec un point jersey.

On en apprend tous les jours, hein.
(Merci à ma prof de couture de m'avoir sortie de ce pétrin).


Une fois ce léger souci passé, aucun problème avec le patron. Les étapes sont très clairement expliquées, avec des photos pas forcément lisibles mais utiles quand même.
Je suis restée perplexe devant l'explication de la couture de l'encolure : d'après les indications, il faudrait étirer la bande, et surtout pas l'encolure. Euh. Ce ne serait pas l'inverse ?
Bref.


Qui dit "mariage" dit "Robe-d'Apparat-Limite-Montée-des-Marches-Mais-En-Plus-Sobre-Quand Même-Faudrait-Pas-Faire-De-l'Ombre-À-La-Mariée-Hein".
J'ai donc utilisé le tutoriel de Peneloping pour faire du tuning de Lady Skater, façon Peggy dans Mad Men.
Très simple, il s'agit de rajouter quatre bandes de tissu contrastant à la jupe, que l'on ressert à la taille en plis creux. Je me suis servie de ce même tissu pour faire des rappels au niveau de l'encolure et des bandeaux de bras.


Au final, petit bilan de cette Lady Skater Ping :

Tissu : beau jersey bleu marine : donné ! Merci Martine ! + jersey à motifs Tissus Myrtille
Mercerie : boutons chinés



After too many unpleasant experiences with sewing projects these last months, I needed a solid success.
And then came the Lady Skater Dress (second of the name), made just in time for a wedding.
Sewn on my regular sewing machine with a stich for knits, it is the perfect pattern for taming jersey, being friend again with sewing and looking fabulous at the same time.
(Gosh, I needed that.)
I used the tutorial by Peneloping to transform the regular Lady Skater into someting festive and classy (well, my kind of classy).
Woot woot ! I have a new dress !

Fabric : beautiful blue jersey (given !) + Patterned jersey, bought

Changes Tuto by Peneloping

Haberdashery : Thrift shop buttons

mercredi 25 février 2015

Couture pour minus : La Robette Aux Lapinoux.


Je... quoi ?
Pas de nouvel article depuis septembre, c'est scandaleux.
Bref.
Faisons revivre ce blog, n'est-ce pas ?


Parmi les (pas si) nombreux projets cousus et non-photographiés depuis des lustres, il y avait cette petite robe pour une mini-poulette.


OHBOY, j'ai tout aimé dans la réalisation de cette robe !
Le tissu, un beau coton japonais, un peu texturé et épais, acheté à une ancienne mercière.
Les petits boutons-lapinoux, trouvés à Emmaüs.
Le patron, un modèle Ottobre.


 
J'ai commencé à découper le patron lors de mon premier après-midi couture avec d'autres couturières amatrices, et c'était chouette ! Coucou Mokkona ! Coucou ByCoconuts !




Achevé dans la soirée (et la nuit) qui suivit, car la couture se passait trop bien pour s'arrêter.


Et le mieux dans tout ça, c'est que cette robette était un cadeau :)


Sometimes you love so much what you are sewing that you just can't stop.


It was the first time I made something in one go, from the cutting to the fastening of the (cute) buttons.
Shaped like rabbits.
Because.
RABBITS.


The fabric is a thick, slightly textured japanese cotton.
Buttons were found at a thrift store.
The pattern is from Ottobre
And the mini-dress is a gift for mini-A...


lundi 8 septembre 2014

Tentative de couture en milieu microscopique.


(Je hais mon appareil photo, il me le rend bien.)

La couture pour enfant, ce monde mystérieux, miniature, et donc complètement terrifiant, j'en ai abordé ses rivages.
Mais... doucement, hein.

Ayant fait l'acquisition du fameux magazine Ottobre, c'est vrai que les modèles sont choupinets et donnent envie de transformer tous ces coupons de tissus en blousettes jolies, pantalounets mignons et bloomers froufroutants.
Heureusement pour mes amis entourés de bambins, je manque grave de temps pour qu'ils me servent tous de cobayes.

I have never sewed for kids, because, come on, how small are they all ? Really ?
And yet, the magazine Ottobre is so full of cute little pants and bloomers that I felt it was time, yes, at last, to make something for a small one.
And when I say "small", I mean UBER-small.


Cette petite robe pour bébé a été réalisé pour la toute nouvelle poupette d'une amie, avec les jolis coupons de tissus offerts par celle-ci. Comme un retour à l'envoyeur, en somme. Pas de grande difficulté, sauf que c'est petit... Si petit... 

Made for a sweet little baby of a friend, with the fabrics she gave me some months ago. No difficulty, except the size of it.


Des petits boutons pression ferment le dos de la robe, et les bords et coutures sont presque alignés ! 

Little snaps close the back of the dress. Seams and sides are almost straight !



♥ bienvenue petite A.♥

dimanche 4 mai 2014

Le short du viking mélomane



 Sur le carnet de commande(s) du viking, il y avait un short de festival avec des poches “sécurisées”, pour affronter des foules en délire et pogoter comme un fou… sans perdre ses clés.
J’ai donc utilisé un patron Burda, avec plusieurs modifs.
Après avoir fait une toile (mettable ! oui !), on a décidé des changements suivants :
-raccourcir là où le voulait le principal intéressé,
-remplacer toutes les poches par des poches fermées,
-zapper les étranges patchs sur les fesses…

The viking wanted a short for festivals, and a short for festivals he received. From a Burda pattern, a lot of modifications were needed, such as :
- safe pockets for surfing the pit without loosing car keys,
- shortening the pants to make it fashionably metal,
- forgetting the weird butt-patches, because. Burda.


Je me suis bien amusée à imaginer des poches différentes, en patronnant un rabat vaguement cowboyesque pour cacher une poche zippée à gauche et… un porte-gobelet à droite ! 

I hade fun imagining cowboy-like things, hiding a zipped pocket to the left and... a glass-carrier on the right !


Ce dernier est rigide (je ne retrouve plus le nom du matériau utilisé… cantonnière ? cartonnière ?), et permet d’applaudir poliment les jolis riffs de guitare sans perdre une goutte de bière.
Le rabat du porte-gobelet a aussi une petite poche secrète qui, elle, ferme avec un scratch.
Il y a deux poches zippées à l’arrière.

This one is quite strong (I can't remember the name of the thing used as a lining...) and allows one to politely applaud guitar's solos without losing a drop of beer. Classy, huh ?
And there is also a secret pocket, fastened with a velcro.



Le short est en gabardine noire. Le tout est surpiqué avec un fil gris. Les fonds de poche et la parementure de la patte du zip viennent d’un fat quarter non-exploité, au délicat motif de notes de musique (je n’avais pas le droit aux motifs floraux ou à petits chats… je ne sais pas pourquoi).

The short is in thick cotton. Every seams is overstitch with grey thread. Pockets and the zip lining come from an unused fat-quarter with a delicate pattern of music notes. Flowery pattern or sweet little cats were out of question, I don't know why...


C’était ma première fois avec des pressions ! C’est assez étrange de suer sang et eau pour faire des surpiqûres le plus soigneusement possible, et enchaîner ensuite avec de grands coups de marteau pour faire tenir les pressions… après autant de concentration, ça défoule !

Le short a été validé, il n’y a plus qu’à attendre le prochain concert !